lundi 6 août 2012

Saint-Amand-Montrond et Sancerre

Saint-Amand-Montrond


La commune de Saint-Amand-Montrond se trouve dans le Sud du département du Cher, à une soixantaine de kilomètres de Bourges. Aujourd’hui, Saint-Amand-Montrond est surnommée la « cité de l’or », car elle est le 3ème pôle de fabrication de bijoux et objets en or de France.

Au Moyen-Age, deux cités se partagent le territoire : Saint-Amand-le-Chastel et Saint-Amand-sous-Montrond, les deux villes étant elles-mêmes dominées par la forteresse de Montrond. Elle est considérée actuellement comme appartenant au Berry. Les deux villes de Saint-Amand-le-Chastel et Saint-Amand-sous-Montrond, furent tantôt dans le Berry tantôt dans le Bourbonnais, tantôt l'une en Berry et l'autre en Bourbonnais, seule la Révolution mis un terme à cela et unifia les deux villes qui, au gré de leurs seigneurs et de ses propriétés (alliances, unions, achats, guerres…), passaient d’une province à l'autre.

La prison de Saint-Amand-Montrond entre en service dès 1792, et ce jusqu’en 1934. Elle se trouvait alors dans l’Hôtel Saint-Vic, qui a connu plusieurs utilisations au cours du temps :
- maison des abbés de Noirlac,
- couvent de femmes,
- prison,
- et aujourd’hui musée (sur l’activité des Hommes dans la région depuis la préhistoire).

Hôtel Saint-Vic
Dès le début du XIIIème siècle, les moines cisterciens de l'abbaye voisine de Noirlac décident de s'installer dans le faubourg de Saint-Amand-le-Chastel, alors en plein développement. Il ne reste plus rien du bâtiment primitif, attesté dès 1208 (le bâtiment tel qu’il est aujourd’hui est un hôtel particulier du XVIème siècle). Les abbés commendataires de Noirlac, qui possèdent de nombreux biens dans la région, l’utilisent comme pied à terre lors de leurs tournées. Il existe également à proximité de la demeure une petite chapelle, qui était vraisemblablement ouverte aux fidèles, dans laquelle se trouve une image de saint-Fiacre.


En 1639, les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame s'installent dans l'hôtel Saint-Vic à la demande du prince de Condé, et assurent notamment une mission de soin et d'instruction des jeunes filles.
Lors des troubles de la Fronde, de nombreux Saint-Amandois viennent y déposer leurs objets de valeur afin de les protéger. Ce sera cependant en vain puisque le couvent, comme celui des Carmes se trouvant à proximité, est entièrement pillé par les troupes royales qui assiègent Montrond. Les religieuses s'enfuient alors à Bourges.


Au XVIIIème siècle, après quelques travaux, on y installe la Régie des aides et droits réunis (créée sous l’Empire, administration des impôts indirects nouvellement rétablis ; en d’autres termes, le fisc).


Lors de la Révolution, l’hôtel Saint-Vic est vendu comme bien national et racheté par le département, qui y installe sa nouvelle maison d’arrêt dès 1792. Mais les locaux sont très exigus, et peu sécurisés malgré la présence de grilles et de serrures renforcées, et ils seront très souvent surchargés. La prison sera définitivement fermée en 1934.

Aujourd'hui, le bâtiment abrite le musée Saint-Vic, qui présente, à travers huit salles, l’Histoire et un très large panel du patrimoine artistique Saint-Amandois, du paléolithique à la seconde Guerre Mondiale, et à l’art contemporain.


Sources
http://www.cambaceres.fr/vie-poli/bque-france/4/bque-france.htm
http://www.st-amand-tourisme.com/decouvrir/museestvic.html


Sancerre


La ville de Sancerre se trouve perchée sur une butte rocheuse, dominant la Loire, célèbre pour son vin et son fromage de chèvre (le fameux crottin de Chavignol). Elle est construite autour d’un premier château fort, érigé au point culminant vers le VIIIème siècle ou le IXème. Le site est aujourd’hui protégé, et son beffroi, construit en 1509, où se trouvait la prison, a été classé aux Monuments Historiques en 1913. Le beffroi sert encore à l’heure actuelle de clocher à l’église Notre-Dame de Sancerre, construite entre 1658 et 1777.

Le beffroi de Sancerre se compose de plusieurs étages : une cave, au-dessus de laquelle se trouve la prison communale, puis une chapelle à l’étage suivant, puis encore au-dessus la salle de réunion du conseil de la ville, et enfin, le beffroi en lui-même supportant les cloches, avec, près de l’horloge, la loge du guetteur.

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