Affichage des articles dont le libellé est Midi-Pyrénées. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Midi-Pyrénées. Afficher tous les articles

samedi 27 septembre 2014

La prison Saint-Michel à Toulouse (septembre 2014)


Le devenir de cet établissement est encore incertain. Fermé en 2009, la mairie est désormais propriétaire de que les toulousains nomment le Castelet. Les associations d'anciens combattants souhaitent y honorer la mémoire des résistants qui y furent incarcérés. André Malraux figurait parmi eux. Pour le reste de la prison, un prix de vente élevé a été fixé par l'Etat. La mairie semblait négocier durant l'été 2014 un arrangement avec le ministère de la culture. Elle souhaiterait créer un grand auditorium souterrain et préserver l'architecture en étoile due aux architectes Esquié, père et fils. Les bâtiments deviendraient des résidences d'artistes, des studios d'enregistrement. Le projet porte le nom "d'étoile de la musique". Le mur d'enceinte serait abattu.

Une exposition a eu lieu au début du mois de septembre 2014 : "15 jours de prison ouverte". Elle présentait notamment des photographies réalisées par le studio Henri Manuel en 1929. Un comité de quartier très actif créé en 1977 se préoccupe du devenir de la prison afin de la transformer en équipement public. Un site présente les expositions, les débats sur l'avenir de la prison, les liens avec les reportages photographiques réalisés à l'intérieur.


mercredi 16 octobre 2013

Notre-Dame de Garaison, un sanctuaire marial devenu "camp de concentration" de 1914 à 1919

Un établissement scolaire privé et catholique fonctionne actuellement à Garaison dans les hautes-Pyrénées et reçoit près de 600 élèves. Pendant le premier conflit mondial, un camp d'internement de civils allemands, austro-hongrois, ottomans fut aménagé sur ce site. Albert Schweitzer fut la personnalité la plus connue au sein d'une population qui atteignit l'effectif de 1700 personnes au plus fort des internements.

Billet de nécessité, monnaie interne au camp, vers 1917-1919

Notre-Dame de Garaison est un sanctuaire marial depuis le XVIe siècle, "une préface de Notre-dame de Lourdes" en quelque sorte. En 1515, la Vierge serait apparue à une jeune bergère. Elle aurait souhaité l'érection d'un chapelle, ce qui fut réalisé dès 1640. Jusqu'à la Révolution, de nombreux pèlerinages eurent pour destination Garaison. Au milieu du XIXe siècle, une école fut aménagée, gérée par des religieux missionnaires de l'Immaculée conception. La loi sur l'interdiction d'enseignement des congrégation religieuses de 1901 aboutit à la fermeture en 1903 de l'école-internat. Quelques vieux religieux y demeurèrent. Les locaux furent donc aménagés en camp d'internement et il fonctionna de 1914 à 1919.

Il a été étudié dans un article mis en ligne sur le site Criminocorpus, une étude de cas pour prolonger l'ouvrage de Jean-Claude Farcy publié en 1995, Les camps de concentration français de la première guerre mondiale (1914-1920), livre qui fut présenté dans une interview reproduite sur Criminocorpus.

Billets en vente chez des numismates

jeudi 23 mai 2013

La prison Saint-Michel de Toulouse

"L'ex-prison Saint-Michel de Toulouse bientôt ouverte au public?" article de David Saint-Sernin dans La voix du midi du 16 mai 2013 Pour lire l'article .

mercredi 25 janvier 2012

La prison de Cahors deviendra-t-elle un hôtel de luxe chinois ?

Sous peu, la maison d'arrêt, censée fermer avant l'été, sera à vendre comme tant d'autres bâtiments publics en France où l'Etat est en quête d'argent frais.


Des investisseurs chinois ont manifesté leur intérêt pour acheter à l'Etat français la prison de Cahors, réputée la plus vieille en France, et la transformer le cas échéant en hôtel restaurant haut de gamme.

"Quand je l'ai visitée moi-même, quand je me suis retrouvé dans une de ces cellules avec vue sur le Lot, une vue magnifique... le concept de l'hôtellerie vient rapidement à l'esprit" déclare le préfet

Cette rareté n'est pas encore sur le marché immobilier. Cela "n'empêche pas d'activer les réseaux et c'est vrai que le concept de l'hôtellerie haut de gamme, avec spécialités gastronomique et oenologique, peut séduire des investisseurs étrangers. Il se trouve qu'on a eu une ouverture sur des Chinois qui ont posé des questions (...) On a une piste chinoise", ajoute le préfet.

Affaire à suivre ...

lundi 2 mai 2011

La prison St Michel de Toulouse ou le conflit entre intérêt patrimonial, devoir de mémoire et intérêts immobiliers.



Présentation


La prison St Michel de Toulouse, dont l’extérieur ressemble à une forteresse médiévale, a été conçue en 1855, par l‘architecte départemental Jacques Esquié. Cette « maison d’arrêt, de justice et de correction pour hommes » construite entre 1862 et 1869 dans le faubourg St Michel pouvait contenir jusqu’à 400 détenus. Transformée temporairement en hôpital suite aux dégâts de la guerre franco-prussienne de 1870, la prison n’accueille réellement ces premiers détenus qu‘en 1872. Parmi eux figurent des femmes, pour qui l’administration avait ouvert un quartier spécial en 1869.
Cette établissement conçu en forme d’étoile est composé de cinq branches de trois niveaux reliées à un noyau : la rotonde centrale.
Depuis le début des années 80, les détenus en semi liberté sont accueillis dans le couvent mitoyen des Lazaristes. En 2000, le ministère de la Justice programme le transfert des détenus vers la maison d'arrêt de Seysses et le Centre de détention de Muret. En 2001, l'explosion de l'usine AZF endommage le couvent. Les prisonniers en semi-liberté déménagent dans l'ancien quartier des femmes.
Le 27 janvier 2003, les 528 détenus de la maison d'arrêt au 18bis Grande rue Saint-Michel sont transférés à la nouvelle Maison d'arrêt à Seysses. Seul le Centre de semi-liberté reste sur place. Les 30 derniers détenus ont déménagé à Seysses en octobre 2009.

Intérêt patrimonial de la prison St Michel.


Rare témoin de l’architecture pénitentiaire du XIXè siècle, modèle adopté pour concilier économie, sécurité et minimum humanitaire, la prison St Michel de Toulouse est un témoin exceptionnel de l‘architecture carcéral du XIX è siècle que l’on a d’ailleurs qualifié de « Siècle des prisons ». En effet, on construit à tour de bras afin de remplacer les anciens édifices vétustes où croupissent et meurent les détenus . Les xpérimentations et réflexions sur les modes de détention donnent lieu à un compromis entre partisans et adversaires de l’isolement cellulaire expérimentée aux Etats Unis. Compte tenu des difficultés financières, les établissements sont construits par les départements et l’Etat ne prend en charge les salaires des gardiens qu’en 1855. La prison française est mixte et unicellulaire dans la mesure du possible la nuit, et collective la journée.

Lorsque le département de la Haute Garonne charge l’architecte républicain Jacques Esquié de concevoir la nouvelle prison de Toulouse, celui-ci s’inspire des plan des Bâtiments pénitentiaires américains. Le soucis premier de l’architecte est que cet édifice ne coûte pas trop cher au contribuable. Les branches de la prison pourraient évoquer les branches d’un moulin à vent solidement retenues aux sol et enfermées dans une épaisse muraille en forme d’hexagone. Le socle du moulin seraient matérialisés par les bâtiments de l’entrée avec son imposante façade flanquée de deux tours cannelées.




La prison Saint Michel de Toulouse a joué rôle non négligeable durant la IInde guerre mondiale, en effet c’est là que furent enfermés quelques illustres opposants au régime NAZI tels qu’André Malraux alors chef des maquis du Lot sous le pseudonyme de Colonel Berger. Il s’échappe, la veille de son transfert en Allemagne, grâce au coup de force des frères Angel sous les ordres de Jean-Pierre Vernant. D’autres résistants furent emprisonnés, condamnés à mort et exécutés à Saint Michel. Ce fut le cas de Marcel Langer, chef de la 35 e brigade des FTP-MOI, condamné à mort par la justice du Maréchal et guillotiné le 27 juillet 1943. D’autres, hommes et femmes, plus ou moins connus y subirent le même sort : Conchitas Ramos, Maurice Fontvieille, Sylvain Dauriac, Angèle Bettini, Raymond Naves, Alice Koquine, François Verdier, Jean Durand, Marcelle Fontès… Le 19 mars 1944 fut un épisode marquant pour la ville, lorsque les femmes des détenus forcèrent les portes de la prison et libérèrent leur mari.

Un patrimoine non reconnu qui pose problème aujourd’hui.


Le devenir du bâtiment semble poser problème car l'État pourrait vendre l'édifice aux enchères or, la mairie toulousaine souhaitait acquérir le bâtiment afin d‘y installer un centre culturel de rayonnement européen alliant les arts et les sciences (projet qui devrait soutenir la candidature de la ville pour devenir capitale de la culture européenne en 2013). En 2002, l'État s'était engagé à céder la prison à la ville pour un prix de 750 000 €. En 2010, le gouvernement semble s'être ravisé. Les partisans de sa conservation et réhabilitation en équipement public demandent qu'elle soit protégée au titre des bâtiments historiques. Le Ministère de la culture indique que l'ancienne maison d'arrêt Saint-Michel, "de par son architecture et son insertion dans le tissu urbain, est un témoignage quasi unique de l'histoire des prisons"

Le 28 Janvier 2011, la CRPS a rendu son avis sur la protection de la prison, il en est ressorti que seul le castelet, c’est-à-dire la partie donnant sur la rue avec les deux tours crénelées, et la tour d’honneur où ont été exécutés des Résistants durant la seconde Guerre Mondiale et où une commémoration a lieu tous les ans seront inscrits aux Monuments Historiques.

La commission a donc décidé de ne pas protéger l’étoile à cinq branches formée par les ailes et la cour centrale qui font pourtant de cette prison l’un des rares témoignages inspiré de l’architecture carcérale philadelphienne. Or la destruction de cet ensemble permettrait à l’Etat de vendre le terrain au prix fort à des entrepreneurs privés. 

Le 31 janvier, le préfet de région, Dominique Bur a annoncé l’inscription aux Monuments cette partie de l’édifice qui représente environ 2000m², qu’il propose à la municipalité à l’euro symbolique. Le reste des bâtiments, c’est-à-dire la rotonde et les cinq branches qui représentent 15 000m² de l’ensemble, est proposé à 11.3 millions d’euros. Le maire a deux mois pour faire connaître sa décision. Précisons que le montant des réparations du bâtiment délabré est estimé à 40 millions d’euros. Nous sommes donc bien loin des 750 000 euros qui étaient demandés en 2002 par l’Etat pour la vente de ce bien. 

Cet avis de protection partielle a suscité de vives émotions dans le camp des partisans d’une protection totale de l’édifice. Au lendemain de l’annonce du préfet de région, le comité de quartier Saint Michel, l’Association des Riverains de la prison Saint Michel ainsi que le comité des Anciens Combattants ont fait circuler une pétition pour la protection de l’ex prison et ont multiplier les rassemblement devant l’édifice. 






Pierre Izard, président du conseil Général faisait part de sa déception : « Si cet avis était retenu, il favoriserait la possibilité de spéculations immobilières et irait à l'encontre de la position des élus de la mairie de Toulouse, du conseil général de la Haute-Garonne, des associations du quartier, des anciens combattants et résistants qui veulent conserver le souvenir de ceux et celles qui ont souffert et qui pour certains d'entre eux sont morts pendant la guerre de 1939-1945 victimes du nazisme et du régime de Vichy ! » et Philippe Goirand d‘Europe Ecologie-Les Verts d‘ajouter :« les militants EELV toulousains n'acceptent pas les manœuvres qui ont conduit la commission régionale du patrimoine et des sites à n'émettre un avis que sur une faible partie de la maison d'arrêt St Michel. L'étoile à 5 branches et la rotonde centrale n'auraient aucune valeur historique et seraient vouées à la destruction ? La mobilisation massive des associations, des habitants, pour leur patrimoine, leur histoire, le projet ambitieux d'une centralité pour le quartier… tout cela ne pèserait rien… Une modification au dernier moment de l'ordre du jour de la commission semble être la raison de cet avis partiel. Nous demandons donc que la commission régionale du patrimoine et des sites se réunisse à nouveau pour examiner l'intégralité du site et que ses membres puissent cette fois travailler sereinement. ».

Quelques personnages publics tels que l’écrivain Marc Lévy, les juristes Robert Badinter et Serge Klarsfeld et le résistant Stephane Hessel se sont ajoutons à la liste des quelques 13 000 signatures de la pétition. 



Du côté de l’Etat, on s’indigne de la construction d’une énième « maison d’artistes » et on insiste sur le besoin de renflouer les caisses de l’Etat…

mercredi 13 avril 2011

Le château prison de Foix




Juché sur son éperon rocheux, le château de Foix, site phare du département de l’Ariège, surplombe la ville. Construit à l’aube de l’an Mil par la famille comtale de Tarasconne, ce château fut jusqu’à la fin du Moyen-âge, le symbole de la puissance du comte de Foix. D’abord forteresse comtale, l’édifice abrita les garnisons dès la fin du Moyen-âge et, grâce à sa position stratégique, défendit la ville.



Le château-prison


C’est au XVIII ème siècle que le château fut utilisé comme prison. En réalité, le château de Foix a servi de prison dès le Moyen-âge, car les comtes de Foix étaient des justiciers. L‘ancien centre pénitencier devient un centre départemental lors de la création du département de l‘Arriège, durant la Révolution Française. Le château et ses tours furent alors totalement transformés en prison. Ce centre accueillit les prévenus ou accusés, les personnes en attente de jugement ou celles condamnées à de courtes peines. Les prisonniers étaient généralement des bandits, des mendiants ou des personnes condamnées pour des délits forestiers. Les conditions de détention étaient particulièrement pénibles, en effet, les cellules étaient des cachots qui se situaient dans la tour ronde, de plus la prison a souvent souffert de surpopulation. Ainsi, on est passé d’une centaine de détenus au début du XIXè siècle à près de deux cents en 1859. Plusieurs prisonniers partageaient donc la même cellule, et le regroupement se faisait en dépit de la gravité des crimes et délits commis, alors que la loi l’imposait. On décide alors d’ouvrir une prison plus moderne et plus adaptée aux besoins de l’époque dans la ville de Foix.



Les actions patrimoniales


C’est lors de sa transformation en centre pénitentier départemental, au XIXè siècle, que le château de Foix subit de nombreuses modifications : grilles aux fenêtres, portes massives et solides serrures, de nouveaux bâtiments sont construits sur la terrasse Est afin de recevoir l‘administration pénitentiaire… Classé Monument Historique en 1840 alors qu’il s’agissait encore d’une prison, la forteresse ne fut restaurée qu’à la fin du XIXè siècle par l’architecte Boeswilwald, le gendre de Viollet-Le-Duc, qui lui donna son aspect actuel. À la fin du XIX è siècle, l’Europe connut un regain d’intérêt pour l ‘époque médiévale, c’est pour cette raison que les restaurateurs choisirent de rendre au château son aspect médiéval, ou du moins l’aspect qu’ils s’en faisaient. L’aspect du château d’aujourd’hui est donc le fruit de cette restauration. 

On peut regretter aujourd’hui que le choix de la mise en valeur de ce haut site patrimonial ne concerne que l’époque comtale, c’est-à-dire que l’histoire carcérale du château est passée sous silence ou du moins est très résumée. Cela est due au choix de la politique patrimoniale que l’on veut appliquer sur un site. Dans le cas présent, l’époque médiévale des comtes de Foix qui témoigne du passé prestigieux de la province est largement plus exploitée pour faire la promotion du site. Malheureusement ce choix stratégique patrimonial ne prend pas en compte la réalité historique du monument, et le fige au contraire dans une certaine époque et un certaine réalité subjective. C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé pour l’architecture du bâtiment, des constructions datant de la transformation en bâtiment carcéral ont été abandonnées au profit de la restauration d’éléments datant de l’époque médiévale ou pour la reconstitution d’un château médiéval que les restaurateurs s’imaginaient. Des éléments du passé carcéral du fort ont donc disparu à cette occasion. Cela prouve que le patrimoine carcéral a encore du mal à se faire une place dans l’intérêt patrimonial collectif.


samedi 12 mars 2011

Mise en vente de la prison de Saint-Michel à Toulouse

C’est sur le site du Ministère du Budget que se trouve la confirmation, tant attendue, de la mise en vente par l’État de la prison Saint-Michel. Et c’est prévu pour 2011. C’est peu dire que cette mise en vente a fait parler d’elle au conseil municipal de Toulouse. Son officialisation ne pouvait être en revanche plus discrète.


Le Ministère du Budget a en effet un espace spécial bonnes affaires immobilières. Des pages qui ferait passer François Baroin pour un agent immobilier spécialisé " belles demeures ". Car pour renflouer ses caisses, l’État a décidé depuis quelques années de "rationaliser" son patrimoine immobilier. Depuis 2005, ce sont 3 milliards d’euros qui ont ainsi été dégagés. Sur les trois dernières années, l’État s’est séparé de 184 000 m². Et ce n’est pas fini. Le gouvernement a ainsi annoncé fin-avril un programme pluri-annuel de cessions qui touchent 1 700 biens immobiliers, parmi lesquels on trouve la prison Saint-Michel.


Les informations concernant la prison St-Michel sont toutes fraiches, la mise à jour du document date du 4 juin dernier. Le site indique dans une rubrique "Prévisions" que la mise en vente de la prison Saint-Michel est programmée pour 2011. C’est peut-être la fin d’une partie de jeu du chat et de la souris entre le Ministère de la Justice et la Mairie de Toulouse.

Un jeu dans lequel on a vu un ancien Maire se jeter comme un chien dans un jeu de quille pour le coup. Au conseil municipal du 30 avril dernier, Jean-Luc Moudenc avait déposé un vœu " pour l’acquisition de la prison St-Michel en faveur d’un projet culturel de dimension européenne ". Vœu bien innocent à première vue. A première vue seulement...

En réponse à ce vœu, la toute nouvelle Adjointe à la Culture, Vincentella de Comarmond a dû, comme le Maire l’a fait à maintes reprises, rappeler l’historique de ce dossier et dire que la Ville avait écrit à Michelle Alliot-Marie dès le lendemain de sa prise de fonction au Ministère de la Justice pour s’enquérir des intentions de l’État quant à la prison. Et une fois de plus, la municipalité devait se contenter d’indiquer qu’il n’avait toujours pas de nouvelles. J-L Moudenc avait alors sorti un joker de la manche : un courrier personnel de M. Alliot-Marie du 11 février 2010, par lequel elle informait J-L Moudenc qu’elle avait indiqué au Préfet " son accord pour céder la prison et rester dans l’attente de la confirmation par la Ville de son accord ".

Colère de Pierre Cohen : " je ne vais pas me laisser piéger par une démarche extrêmement politicienne. Je suis choqué par la méthode. Le trio qui passe par la Ministre, le Préfet et M. Moudenc, c’est bien, mais c’est un procédé bien peu républicain ". Tellement colère qu’il s’en était ému par écrit auprès du Préfet.
Il ne faut pas vendre la peau de l’ours...

Rien n’est pour autant fait. L’État et la Ville de Toulouse devront officiellement engager des discussions sur cette vente et se mettre d’accord sur un prix pour la transaction. L’estimation qui sera faite par France Domaine servira de référence. S’il est peu probable qu’un projet voit le jour avant le terme du mandat, l’intention de la municipalité est confirmé dans le Plan Pluri-annuel d’Investissement dans lequel une somme de 42 millions d’euros, correspondant à l’achat et la restructuration, serait inscrite.

Pour l’anecdote, le vœu de J-L Moudenc proposait que la Ville se porte acquéreur du bâtiment avant la fin 2010. Or la mise en vente est aujourd’hui annoncée par l’État en 2011. Une précision que M. Alliot-Marie ne lui avait sans doute pas écrite dans son courrier...










Sources :

www.station-capitole.info/spip.php?article240

http://www.toulouse-chasseur-immobilier.fr/index.php?post/2011/01/28/Toulouse-la-prison-Saint-Michel-au-coeur-des-d%C3%A9bats-%3A-projet-cultuel-ou-programme-immobilier

mardi 9 novembre 2010

mercredi 13 octobre 2010