La maison d'arrêt et de correction de la Santé, à Paris, a progressivement été vidée de ses détenus. N'y demeure qu'un quartier de semi-liberté. Elle va être restructurée à partir de 2015 dans sa partie basse et vraisemblablement détruite dans sa partie haute. Le ministère de la Justice a décidé de l'ouvrir au public lors des journées du patrimoine de 2014. Il était nécessaire de s'inscrire préalablement. En deux heures, les inscriptions furent closes. Comme tous les publics ne pourraient pas être accueillis, comme des pans entiers de l'établissement ne pourraient être vus par les visiteurs ( les visites échelonnées duraient 45 minutes), il fut décidé de proposer en parallèle une exposition virtuelle sur le site CRIMINOCORPUS. Elle a été préparée par Jean-Lucien Sanchez, historien à la Direction de l'Administration pénitentiaire et Caroline Soppelsa, historienne de l'art. Son titre : La maison d'arrêt de la Santé : Une prison dans Paris. L'exposition sur cette prison ouverte en 1867 est structurée autour de huit thèmes et comporte de nombreux documents inédits.
En première page du portail Criminocorpus, il était indiqué à propos de cet événement : "Une prison ferme, ses portes s'ouvrent". La presse a consacré plusieurs articles à la vieille prison parisienne : Patricia Tourancheau dans Libération du 5 septembre 2014 : "La prison se refait une Santé"; Le Monde du 19 septembre 2014 qui a publié une vidéo et des articles sur Robert Badinter revenant dans la prison, longtemps après sa première visite en 1951; Le Point du 27 septembre 2014 titrant un article : "Journées du patrimoine : carton plein pour la prison de la Santé". Sur le site de FranceTVinfo, on peut voir un beau reportage photographique et un texte d'Elodie Drouard : "La Santé sort de l'ombre".

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