L’œuvre
prolifique de Guillaume Gillet
Guillaume Gillet-http://www.notre-dame-royan.com
Il faut
souligner l’œuvre prolifique et diversifiée de Guillaume Gillet, auteur du centre de détention de Muret, qui est à
l’initiative de nombreux édifices partout en France. Il se distingue dans le
domaine religieux avec l’entreprise de quatre églises :
-1954-1959 : l’église Notre-Dame de Royan en Charente-Maritime.
Notre –Dame de Royan, croquis de Guillaume Gillet-www.notre-dame-royan.com/
-1959-1965 : l’église Saint-Crépin de Soissons dans l’Aisne
-1961-1966 :
l’église Notre-Dame de la Solitude au Vieux-Condé dans le Nord
Puis
-1963-1966 :
l’église Saint-Joseph-Travailleur et le centre paroissial d’Avignon dans le
Vaucluse.
Saint-Jospeh Travailleur d'Avignon-Flickr.com
Durant
une vingtaine d’années, Guillaume Gillet cumule les chantiers pour être avant
tout un architecte dans le domaine officiel avec la réalisation du Pavillon
lors de l’Exposition Universelle en 1956 à Bruxelles, et du Pavillon de Paris.
Son œuvre dépasse le cadre international avec la création de la résidence
diplomatique de France à Beyrouth en 1965.
Il
participe en 1977 à une opération de rénovation des palais de justice en France,
comme à Bordeaux sur la tour des Minimes.
Parmi
ses réalisations, on compte des écoles et des lycées auxquels s’ajoute l’un
de ses chefs d’œuvres : l’École nationale de la magistrature à Bordeaux
pour le ministère de la Justice, réalisée en collaboration avec B. Cayla et P.
Daurel.
Ecole nationale de la magistrature de Bordeaux
caissedesdepots.fr
caissedesdepots.fr
Guillaume
Gillet contribue également à la reconstruction urbaine sur l’ensemble de la
France, puisqu’il aura en charge les chantiers de la place Gambetta et la
passerelle surmontant le bassin du commerce au Havre ou encore de la reconstruction
du quartier des Trois-Ponts à Roubaix. Des cinémas et des
ensembles commerciaux font aussi partie de son carnet de commandes.
Il s’adonne également à l’aménagement
territorial notamment dans le sud comme à Porquerolles, à Saint-Roch ou au Cap
Dramont, Saint-Raphaël et à Monaco.
La
carrière professionnelle de Guillaume Gillet a été saluée à plusieurs
reprises : il reçoit le titre d’architecte en chef des bâtiments français
à Rome pour le ministère de la Culture et sera architecte en chef de la section
française de l’Exposition universelle et internationale de Bruxelles en1958.[1]
A cela s’ajoute, entre autres, la réception du Grand Prix de Rome en 1946, la remise de la médaille de l’Architecture
monumentale en 1966 et une nomination en tant qu’officier de la légion
d’honneur.
CHRONOLOGIE :
-1963-1967 Centre de jeunes délinquants pour le
ministère de la Justice, Bordeaux
Gradignan (Gironde).
-1964 Maison d’arrêt de Metz, Moselle, pour le
ministère de la Justice.
-1965-1967 Maison centrale pour le ministère de la
Justice, Muret (Haute-Garonne).
-1965-1968 Maison d’arrêt pour le ministère de la
Justice, Albi (Tarn).
-1965-1968 Maison d’arrêt pour le ministère de la
Justice, Saint-Étienne (Loire).
-1965-1969 Maison d’arrêt des hommes, maison d’arrêt
des femmes, maison d’arrêt des jeunes et complexe de 85 logements pour le ministère
de la Justice, Fleury-Mérogis (Essonne).
- 1969-1970 Prison pour le ministère de la Justice,
Fresnes (Val-de-Marne).
- 1973 Maison d’arrêt de Nantes pour le ministère de
la Justice.
- 1987 Extension de la maison d’arrêt des femmes,
Fleury-Mérogis, avec François
Dubuisson.
Référence :
- Dion
(Mathilde). Notices biographiques
d’architectes français,Paris : Ifa/Archives d’architecture du XXe siècle,
1991. 2 vol.(rapport dactyl. pour la dir. du Patrimoine).
-http://www.paca.culture.gouv.fr/dossiers/xxeme/f14.htm
-http://archipostcard.blogspot.com/2009/09/presque-tout-guillaume-gillet.html
[1]
Dion (Mathilde).
Notices biographiques d’architectes français,Paris : Ifa/Archives d’architecture
du XXe siècle, 1991. 2 vol.(rapport dactyl. pour la dir. du Patrimoine), p.4.






Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.