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lundi 24 janvier 2011

L'ancienne prison de Bourbourg, entre conservation et transformation

En matière de valorisation du patrimoine carcéral, l'ancienne prison de Bourbourg semble avoir rempli sa mission. A la fois musée, office du tourisme et monument historique, le visiteur est invité à parcourir un « lieu dont on ne peut sortir indemne » (selon 1001loisirs.com).


Façade de la prison de Bourbourg


Située en plein cœur de la ville, cette ancienne prison communale trouve son origine au XVIe siècle et dépendait alors du Seigneur de Bourbourg.

A partir de 1730, des réparations sont entreprises, ce qui vaudra l'inscription « ANNO 1733 » en haut de la façade principale et encore lisible aujourd'hui. Mais à la suite de l'évasions de 8 prisonniers en 1735, une nouvelle campagne de travaux aura lieu durant l'année 1742. 

Tout en conservant une partie des bâtiments du XVIe siècle, la prison sera en grande partie reconstruite en 1753.

Son histoire en tant que lieu de détention se poursuivra jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, époque à laquelle elle accueillit résistants et soldats allemands coupables d'indiscipline. Au lendemain de la guerre, elle sera reconvertit en lieu d'habitation et louée par la commune à des particuliers. 

Il faudra attendre 1989 pour que l'office du tourisme Gravelines – Les Rives de l'Aa s'installe dans une partie des bâtiments, plus spécifiquement dans les anciens appartements du geôlier, l'autre partie reconvertie plus tard en musée.

Cachots au sous-sol réservés aux criminels


D'autant plus située sur la côte d'Opale, la prison est aujourd'hui présentée par les sites touristiques comme « l'endroit insolite » à ne pas rater. 

La visite commence par la lecture d'une citation énigmatique, inscrite sur le cadran solaire, au-dessus de la porte principale : « Qua hora non putatis » = « Nul ne sait l'heure » (Sous entendu du Jugement Dernier - Luc 12, tiré d'un verset de l'Evangile). 

A l'étage se trouvent les cellules dites « de luxe », même si le terme perd de son sérieux face au trou qui servait de latrines. Mais les cellules les plus intrigantes se situent au sous-sol avec : 

. en face des escaliers = le « cachot noir » qui accueillait les fous 

. à gauche = les deux cachots à double porte en chêne griffé qui étaient réservés aux criminels, parfois attachés par la cheville à l'anneau scellé dans le mur. 

Le visiteur pourra également admirer sur certains murs des graffitis, pour la plupart datant de la seconde Guerre Mondiale (visages, phrases…) ainsi qu'au rez-de-chaussée une cuisine flamande entièrement reconstituée. 

Enfin, l'office du tourisme propose aux visiteurs différents objets souvenirs à la vente comme des prisons miniatures ou encore des cahiers de coloriage (insolite, banal ou lugubre ? Le débat est ouvert). 

Précisons qu'outre la transformation de ce lieu en musée (dont il faut malgré tout avoir un certain recul quant à son authenticité), les autorités administratives ont elles aussi statué de l'importance du lieu, ou plutôt d'une partie, en inscrivant au titre des monuments historiques une partie des bâtiments du XVIIIe siècle (façades et toitures des cachots), par arrêté du 22 novembre 1972.


Sources :

 www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine

www.1001loisirs.com

www.balado.fr

www.opale.opalenews.com

www.koifaire.com

www.dunkerque-tourisme.fr

www.tourisme-gravelines.fr

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