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samedi 8 janvier 2011

La maison d'arrêt de Périgueux

En ce qui concerne Périgueux et sa maison d'arrêt, qui se situe en plein centre ville, nous savons qu'elle a été construite en 1863 et qu'elle a été rénovée entre les année 1990-1993.

Cet établissement est également en danger du fait qu'il figure sur la liste des établissements qui devront à terme être fermés. Pour le moment, elle continue de fonctionner mais jusqu'à quand ?

Voici un article évoquant ce sujet : 

"Périgueux - Promis à la fermeture mais maintenus


C'est un couac qui a entraîné quelques interrogations dans le monde judiciaire hier.
Le syndicat FO pénitentiaire, qui participait lundi à un comité technique paritaire central du ministère de la Justice, a eu connaissance de la liste des établissements pénitentiaires qui devraient fermer en 2015 dans le cadre des Révisions générales des politiques publiques (RGPP) de l'État. FO avait cru comprendre que la maison d'arrêt de Périgueux était concernée, avant de se raviser une heure plus tard.
Les syndicats vigilants
Sur le document officiel de la Direction de l'administration pénitentiaire, daté du 8 mars 2010, Périgueux comme Angoulême ou Tulle figurent sur la liste des « établissements promis à la fermeture maintenus en fonctionnement ».
« Il y avait une menace mais elle s'éloigne. On s'en sort bien », analyse Thierry Dumonteil, délégué interrégional secteur Sud du syndicat FO pénitentiaire.
Cependant, la vigilance reste de mise du côté des syndicats. Le 12 février, dans son discours de clôture des cinquièmes Assises sur les prisons en France, la garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, expliquait qu'un premier plan de RGPP recensait 83 structures en France devant fermer du fait de leur vétusté.
La liste a été ramenée à une soixantaine, et ces fermetures interviendront entre mi-2015 et 2017. Certains établissements rayés seront compensés par des constructions nouvelles, à proximité.
« Établissement de qualité »
La maison d'arrêt de Périgueux échapperait donc à une fermeture sèche.Mais est-ce définitif ?
Pas de commentaires du côté des responsables interrégionaux des services pénitentiaires, à Bordeaux, qui ne s'expriment pas sur le sujet en cette période de réserve, avant les élections.
Michel Moyrand, le maire de Périgueux, confie être au courant d'une réorganisation mais pas d'une fermeture de la maison d'arrêt. « C'est un établissement pénitentiaire de qualité, bien géré, d'une très belle tenue et qui correspond à ce que l'on attend d'un établissement de ce type », précise-t-il.
La maison d'arrêt de Périgueux, mise en service en 1863, a été rénovée entre 1990 et 1993.
Elle dispose de 91 places pour accueillir des hommes condamnés à de courtes peines ou des prévenus en attente de jugement."

Source : Sud Ouest – Édition du 10 mars 2010 - Auteure : Julie Martine.

Enfin, du point de vue de l'actualité, la Maison d'Arrêt de Périgueux s'est faite remarquer puisqu'une permanence juridique a vue le jour en septembre dans cet établissement. Ainsi, les détenus peuvent dès à présent consulter gratuitement des notaires, des avocats et des huissiers. Ceci est considéré comme une véritable avancée en ce qui concerne les droits des détenus.

Voici l'article qui traite de ce thème tiré du site Sud-Ouest.

"Le droit pour tous à la prison de Périgueux

Une permanence d'information juridique va voir le jour en septembre à la prison

 Les détenus pourront consulter gratuitement des avocats, des notaires et des huissiers.  archives j.-c. s.
Les détenus pourront consulter gratuitement des avocats, des notaires et des huissiers (Archives J-C S.)

«On entend souvent que les prisons sont des lieux de non-droits. Désormais, on pourra dire que la maison d'arrêt de Périgueux est un lieu où le droit existe et règne », a lancé hier le procureur de la République de Périgueux, Yves Squercioni, lors de la signature de la convention pour la création d'un point d'accès aux droits pour les personnes détenues.
Dès le 1er septembre prochain, les personnes incarcérées pourront rencontrer gratuitement des avocats, notaires et des huissiers, signataires de cette convention, paraphée également par le directeur du Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) et la préfète de Dordogne, Béatrice Abollivier.

« L'accès aux droits est un excellent facteur de réinsertion », souligne Corinne Panetta, la présidente du tribunal de grande instance de Périgueux.
D'autres prisons en France sont déjà pourvues de ce service. En Dordogne, la prison de Neuvic dispose d'une plate-forme d'informations, un peu différente du service créé à Périgueux.

Consultations gratuites
Au sein de la maison d'arrêt périgourdine, des consultations et des journées d'information sur le droit de la famille, le droit social, le droit des étrangers, du travail ou du logement seront organisées. Les détenus pourront demander comment procéder pour leur appartement ou comment faire pour entreprendre certaines démarches. Des interrogations qui deviennent plus pressantes lorsque la lourde porte de la prison s'est refermée sur eux, pour une détention provisoire ou après une condamnation. Cependant, en fonction des demandes des détenus les thèmes seront adaptés, trois fois dans l'année.
Les avocats répondront à toutes les questions en dehors de l'affaire pénale pour laquelle les prisonniers sont incarcérés.
Ce dispositif est complété par un avenant avec le service de médiation familiale, pour aborder les difficultés entre parents et enfants lors de l'incarcération.
« Cette possibilité d'avoir accès aux informations et aux autres droits pendant la privation de liberté prépare à la sortie et permet de ne pas laisser la vie entre parenthèses », poursuit le procureur de la République de Périgueux.

Objectif 2011
Pour la préfète de Dordogne, cette ouverture à la maison d'arrêt de Périgueux est une « réelle avancée » et permettra de lutter « contre l'exclusion et la discrimination, parce que l'accès aux droits n'est pas un privilège et doit être le même partout, y compris pour les familles ».
Désormais, l'objectif des services de justice et pénitentiaires est d'étendre ces accès aux droits aux autres établissements du département.
« La maison d'arrêt de Périgueux est une première pierre. Nous espérons une convention de médiation familiale à Neuvic, précise Corinne Panetta. À Mauzac, tout est encore à construire pour créer une dynamique. Notre objectif est que, fin 2010, le droit soit rentré dans les trois établissements pénitentiaires de Dordogne et qu'il trouve sa vitesse de croisière en 2011. » "

Sources :


http://www.fopenitentiaire.fr/actu/revue-de-presse/227-perigueux-promis-a-la-fermeture-maintenus-en-fonctionnement

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