Le palais Montclar repose ses fondations dans un lieu chargé d’histoire. En effet, des invasions et des saccages barba
res, des monuments de l’époque romaine ont été épargnés. Ces monuments sont une porte composée de deux tours et d’un mur courbé et d’un mausolée. Les premiers Comptes de Provence vont alors construire un complexe palatial autour de ces vestiges romains. Le palais abrite la Cour des comptes et le Parlement de Provence. Par la suite, les parlementaires d’Aix décident la destruction de l’édifice en 1776, qu’ils jugeaient trop vétuste et obsolète.
En haut, à gauche, une gravue de l'ancien Palais Comtal (source Nicolas Creisson).
Sur décision du Roi, le palais doit être reconstruit. Pour ce faire, il confit le projet à Claude Nicolas Ledoux, architecte. Cependant, la Révolution éclate et un décret de l’Assemblée Nationale met un terme au projet.
Projet de prison par Ledoux (source Nicolas Creisson).
Plan du projet de prison par Ledoux (source Nicolas Creisson).
En 1825, un nouvel architecte, Michel Robert Penchart, reprend les travaux et le projet de l’architecte Ledoux. Il termine ainsi le Palais de justice puis la prison en avril 1832. L’établissement prend la forme d’un carré mesurant 50 mètres de chaque côté. Le périmètre est cerné de douves. Les imposants murs lui valent le surnom de « forteresse ».
Le 10 avril 1934, Georges Alexandre Sarrejani, ancien avocat d’affaires et assassin, est le dernier prisonnier à être exécuté publiquement devant l’entrée de la prison. Cet événement marque la fermeture progressive de l’établissement carcéral.

En 1997, changement d’affection pour la prison. Jean Loup Robert et Jean Michel Battesti, architectes, transformé la prison en une cour d’Appel appelée Palais Montclar (en l’honneur de Jean François Ripert de Monclart, procureur général au Parlement, érudit et mécène du XVIIIème siècle). La nouvelle cour d’Appel d’Aix en Provence est inaugurée le 23 janvier 1998.
L’enjeu de cette réutilisation réside dans la conservation des murs de l’ancienne maison d’arrêt considérés comme un témoin significatif de l’architecture carcérale. Un choix qui se justifie aussi dans le fait de ne pas porter atteinte à ce lieu ni à chercher à le dénaturer.
Une partie du souterrain aujourd'hui, on peut apercevoir les vestiges des pierres romaines (source Nicolas Creisson).Aujourd’hui, il s’agit de l’une des plus importantes cours d’Appel de France après Paris.
N.B: le nom de la cour d'Appel s'écrit de deux façons : "Monclar" ou "Montclar".
Pour plus d'informations:
http://www.ca-aixenprovence.justice.frhttp://avocats.fr/member/nicolas.creisson



Merci à Melissa de m'avoir cité.
RépondreSupprimerA mon tour de vous faire connaitre à mes lecteurs :
http://avocats.fr/space/creisson/content/patrimoine-carceral_32850582-C117-4238-9D99-B400E0B834E5