Elle était entourée par un mur d’enceinte de 105 mètres de côté avec façade au Midi, sur le boulevard Chave. Au centre de la prison s’élevait une chapelle. De part et d’autre de la chapelle centrale se trouvaient quatre corps de bâtiments formant une croix de Saint André desservant les 144 cellules. Le mobilier des cellules était très simple : un lit en fer, une table et une chaise.
Les exécutions avaient lieu près de la prison, place Sébastopol, puis la guillotine, appelée la «Veuve » fut installée devant l’entrée de la prison (car les exécutions étaient rendues publiques). Le premier détenu à être exécuté devant la prison fut le satyre Rosa. Cinq autres condamnés subiront leur peine au même endroit. La dernière exécution eut lieu le 30 avril 1934.
Photographie de l'entrée de la prison Chave, parue dans un journal, non daté, la croix à gauche symbolise l'emplacement de la guillotine.
Ainsi, de 1857 à 1873, la prison Chave est une maison de c
orrection et une prison cellulaire séparant ainsi les détenus le jour comme la nuit. Puis elle devient une maison d’arrêt jusqu’en 1936, date qui marque la construction de la prochaine prison de Marseille, la prison des baumettes. Pendant la seconde Guerre Mondiale, la prison Chave reprend ses fonctions carcérales. En effet, l’incarcération était utilisée à grande échelle par le gouvernement pour contrôler les étrangers, pour faire transiter les juifs et enfermer les résistants. Plusieurs évasions auront lie comme ce fut le cas pour Jean Gemähling, Chef du réseau « Combat », arrêté le 13 janvier 1943.
A droite, mur de la prison où les résistants étaient enfermés durant la seconde Guerre Mondiale.
En 1958, la prison a été démolie. Aujourd’hui, on peut voir à cet emplacement une école primaire et les bâtiments de la Caisse Régionale d’Assurance Maladie.
Néanmoins, la mémoire des lieux est symbolisée par une plaque retraçant l’histoire la prison faisant partie d’un circuit sur l’histoire de la ville de Marseille.


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