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mardi 9 novembre 2010

La prison cellulaire de Guingamp, construite sous la Monarchie de Juillet

Notice du site "Patrimoine de France"



Catégorie : Prison
adresse : Auguste-Pavie (rue) 4
éléments protégés MH : enceinte
époque de construction : 2e quart 19e siècle
année : 1835
historique : L' ancienne prison de Guingamp, une des premières prisons cellulaires des Côtes-d' Armor, a été construite de 1834 à 1840, juste après le rapport de Tocqueville sur les prisons américaines, selon le modèle pennsylvanien, avec des cellules disposées autour d' une cour centrale entourée de galeries soutenues par des colonnes. Première prison de conception humaniste, elle est un élément majeur de l' histoire de l' architecture carcérale. Elle compte 35 cellules, la plupart de 4 m sur 1,75 m. S' y ajoutent les logements des gardiens, des bâtiments de service et plusieurs petites cours. Mise en service en 1841, elle a servi jusqu' en 1934 (date à laquelle elle a été transférée à Saint-Brieuc). Désaffectée officiellement en 1951, elle est devenue propriété de la commune en 1992.
état : désaffecté
propriété de la commune
date protection MH : 1997/12/15 : Ancienne prison classée MH, y compris son enceinte (cad. AI 92) ; classement par arrêté du 5 décembre 1997
observations : Inscription 18 05 1993 (arrêté) annulée.
type d'étude : recensement immeubles MH

N° notice : PA00125338
© Monuments historiques, 1993


Compléments


Dite de type "pennsylvanien ", la prison dispose ses bâtiments autour d'une cour rectangulaire. Les portes des cellules individuelles donnent sur des galeries superposées soutenues par des colonnes de bois, ce qui est une innovation. Les cellules destinées aux femmes sont dans une aile distincte, à l'opposé de la porte d'entrée. L'architecte départemental de Saint-Brieuc, Louis Lorin (1781-1846), étudie également les projets du tribunal et de la prison de Loudéac, de la prison et de l'église Saint-Michel de Saint-Brieuc. Il semble qu'il n'existe pas d'autres prisons de ce type en France.


Extraits d'un article de la revue Ar Mmen , n°10, 1986


"Guingamp conserve également un patrimoine plus récent, mais tout aussi digne d’intérêt avec notamment sa prison de type pennsylvanien. Édifiée vers 1840 autour d’une grande cour centrale, elle proposait des cellules individuelles, une nouveauté pour l’époque au point que certains Guingampais se sont alors plaints que les voleurs étaient plus confortablement traités que les honnêtes gens… Désaffectée au début du xxe siècle, cette prison occupe une place particulière dans la mémoire collective. En effet, les Allemands l’ont réutilisée durant la Seconde Guerre mondiale. De nombreux résistants y ont été emprisonnés, avant d’être exécutés ou déportés. Dans certaines cellules, on distingue encore leurs graffitis. Laissé à l’abandon, cet édifice unique en Bretagne menaçait de tomber en ruine après l’effondrement d’une partie du mur d’enceinte et d’un incendie. Des fonds ont été débloqués. “Une première tranche de travaux a débuté pour mettre hors d’eau les bâtiments, indique Mona Bras, adjointe en charge du patrimoine. Nous travaillons à monter un projet de Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine dans le pays de Guingamp. Il sera un outil au service de ceux qui veulent restaurer et mettre en valeur le patrimoine, et surtout, nous pourrons ouvrir les bâtiments de la prison au public.”

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