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lundi 29 novembre 2010

La maison d'arrêt d'Angers


La nouvelle prison d'Angers est construite entre 1852 et 1856 par l'architecte départemental Ferdinand Lachèse en remplacement des installations inadaptées réalisées au château d' Angers au cours de la 1ère moitié du XIXe siècle. La prison est inscrite de manière partielle au titre des Monuments Historiques par arrêté depuis 14 janvier 1997. Cette prison est composées de bâtiments en croix autour de la rotonde (les trois grandes ailes et la petite aile du bâtiment administratif).

Il s’agit d’un très vaste bâtiment particulièrement représentatif de l'architecture pénitentiaire du 19e siècle, construite selon les conceptions nouvelles de structure panoptique . Le panoptique est un type d'architecture carcérale imaginée par le philosophe Jeremy Bentham. L'objectif de la structure panoptique est de permettre à un individu d'observer tous les prisonniers sans que ceux-ci ne puissent savoir s'ils sont observés, créant ainsi un "sentiment d'omniscience invisible " chez les détenus.

Elle a l'avantage d'être bien conservée dans son organisation et notamment dans ses dispositions intérieures, où se trouve encore intacte le poste de surveillance central surmonté de la chapelle. Cette chapelle est toujours en fonction grâce à l’aumônerie de la maison d’arrêt d’Angers et au Père Pascal Gourdon.

La prison possède encore également sa porte d'entrée monumentale en forme de châtelet, élément important du programme où peuvent s'exprimer les références à l'architecture néo-médiévale. Si ce dernier est bien conservé, les élévations de la prison proprement dite ont été totalement ravalées. La liaison perspective vers la prison depuis le Palais de Justice - la rue Savary - a été détruite par les immeubles de la place Olivier-Giran qui forment un écran en enjambant la rue Savary : la prison est aujourd'hui totalement enclavée dans la ville.


Dans leur jargon, les prisonniers appellent ça " une grotte ". Il s’agit d'une cellule de la maison d'arrêt d'Angers. Des personnes y vivent des mois voire des années, le plus souvent à deux mais parfois à trois par cellule. Et pire que la saleté, l'humidité, la vétusté et la promiscuité, cette photo ne montre pas ce que tous les pensionnaires de la prison d'Angers dénoncent en premier lieu, à savoir les cafards qui courent la nuit sur les couvertures et la chaleur suffocante due à l'impossibilité d'aérer. Et on ne parle pas de l'odeur... les bombes aérosols étant au passage interdites pour des raisons de sécurité. Cette photo est extraite du rapport d'expertise sollicité par les avocats du Syndicat des Avocats de France (SAF) dans le cadre de quatre procédures en cours devant le tribunal administratif de Nantes. Outre une dénonciation des conditions sanitaires des détenus, le dossier contient aussi des données chiffrées sur la surface des cellules, la température, la luminosité, le bruit, l'humidité... Sur la base de cet épais document, les avocats du SAF vont tenter d'engager la responsabilité de l'État pour que soit admis par la justice le principe de détention indigne. Cette procédure intervient bien sûr pour montrer l'urgence qu'il y a à construire un nouvel établissement pénitentiaire. Actuellement l’annonce de la fermeture de la prison d’arrêt d’Angers s’avère prononcer pour 2015-2020 .

Une nouvelle prison sera construite à proximité de la ville d’Angers et pourra accueillir davantage de détenus dans des conditions plus favorables.

3 commentaires:

  1. je veux bien croire que les gars sont là pour purger leur peine,mais un endroit plus propre serait deja plus sein pour leur mental.La spa est plus propre que la maison d arret et les chiens sont certainement mieux traité que nos hommes,donc n y aurait il pas un probleme?

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  2. C honteux de voir ca on considéré nos hommes comme des chiens

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  3. Il est grand de fermer cette maison d'arrêt. Il est choquant de voir dans quelles conditions vivent les détenus. Il est clairement question d'atteinte aux droits de l'Homme. Sans parler de l'épidémie de gale qu'ils n'arrivent pas à éradiquer depuis un bon moment, par exemple. C'est complètement indigne.

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