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samedi 20 novembre 2010

Bordeaux/Gradignan

Mise en service en 1967, la maison d'arrêt de Gradignan est située dans la banlieue de Bordeaux.




Il y a peu d'information actuellement sur cette maison d'arrêt. On sait qu'elle peut accueillir 407 détenus et qu'elle devrait être rasée afin de construire une nouvelle maison d'arrêt sur ce même site.

Mais la principale information sur cet établissement émane d'un rapport qui juge la maison d'arrêt est non-conforme.

Voilà l'extrait de l'article paru dans Sud-Ouest

" La commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité a émis un avis défavorable à la poursuite d'exploitation de la Maison d'Arrêt de Gradignan. Le rapport n'est pas récent. Il fait suite à deux procès-verbaux de visites datant du 16 octobre 2008 et du 14 janvier 2009 ! Mais il n'a été que très récemment communiqué aux instances syndicales.
« Problèmes d'ascenseurs qui tombent régulièrement en rade et dans lesquels nous restons coincés ; éclairage de sécurité défectueux, défense incendie extérieur inexploitable », ne décolère pas Alain Guillemet, secrétaire local Ufap. Il a écrit au chef d'établissement, dénonçant cette « chape de plomb sur la non-conformité de la Maison d'Arrêt » et promettant « au moindre incident qui porterait atteinte à la sécurité des personnels », d'inviter les surveillants à utiliser leur droit de retrait.

Le directeur Philippe Audouard a répondu. « Toutes les préconisations qui pouvaient être mises en œuvre l'ont été. Mais il n'a échappé à personne que la Maison d'Arrêt de Gradignan était vétuste. Si elle donnait entière satisfaction, on n'envisagerait pas de la reconstruire. »
Afin de moderniser les infrastructures pénitentiaires et d'améliorer les conditions de vie des détenus et de travail des personnels, le gouvernement a en effet décidé de construire une nouvelle Maison d'Arrêt et de raser l'existante. À l'horizon 2015-2017. « D'ici là, on travaille dedans », gronde Alain Guillemet.

« On nous donne le rapport maintenant qu'on a annoncé la construction de la nouvelle prison. En gros, de toute façon ça va fermer, alors on ne peut rien faire en attendant », analyse Jean-François Forget, secrétaire national de l'Ufap, qui a fait hier un crochet par Gradignan. « J'ai constaté ce que je savais déjà. Une prison vétuste et sale, au mépris des détenus et personnels. »
Une preuve supplémentaire selon lui de la mauvaise gestion par l'administration pénitentiaire. « Il manque 100 millions d'euros pour assurer le traitement des personnels et 70 pour régler les factures de fournisseurs. » À Gradignan, des produits d'entretien ne sont plus livrés faute de paiement. "

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