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vendredi 29 octobre 2010

Le couvent des Ursulines de Montpellier




Le couvent des Ursulines, bâti 1641, avait à l'époque pour vocation d'accueillir des jeunes filles de bonne famille et de leur enseigner à se comporter en société.

Elles s’installent à l'emplacement de l'ancien monastère des religieuses de Sainte-Catherine et Saint-Gilles qui s'y étaient établies en 1357. Vers 1647, début des travaux menés sur le couvent.



Après une interruption, les travaux sont repris en 1660 par l'architecte Jean Bonnassier, jusqu'en 1682. De cette période datent les ailes nord et ouest ainsi qu'une partie de l'élévation de l'aile sud. De 1785 à 1789, l'ingénieur Louis Roussel s'attache à la reconstruction et à la décoration de la chapelle ainsi qu'au remodelage de l'aile sud transformée en infirmerie.




De 1805 à 1844, construction de la maison centrale de détention par Louis Roussel, à partir d'une rotonde (il y avait à l'endroit de la rotonde le potager et le puits des sœurs des Ursulines) abritant les cellules collectives desservies deux par deux par des latrines extérieures en forme de tourelles saillantes. Le plan original de la rotonde dérive sans doute des projets de prisons circulaires établis dans les vingt dernières années du 18e siècle.

L'architecte de cette rotonde est Charles Abric également auteur du Palais de Justice. Ces locaux accueillirent jusqu'à 500 prisonnières au 19 éme siècle. Avant 1825 cette maison d'arrêt groupait les condamnés des 2 sexes, mais dès cette époque les hommes furent transférés à Nîmes. En 1831 la prison reçut les prisonnières de la Maison Centrale d'Embrun dans les Alpes du Sud. Les détenus étaient employés à la fabrication des mouchoirs, des percales, des bretelles, des bas et des bonnets.



Cette prison fut transférée à Rennes en 1934, l'armée restant propriétaire des lieux jusqu'en 1988.

Notons que la municipalité de l'ancien maire F.Delmas avait prévu sa destruction et c'est grace à Raymond Dugrand et M.Gensac (respectivement 1er adjoint au maire et architecte en chef de la ville) que ces lieux purent continuer à exister de nos jours, le bâtiment est acquis par la ville dans les années 1980. 

Ce bâtiment classé à l'inventaire des Monuments en 1991. Il accueille désormais le Centre chorégraphique national et les bureaux de Montpellier Danse. De nombreux spectacles se déroulent dans sa cour, à l'occasion des festivals d'été.





Sources :



1 commentaire:

  1. aujourdhui UN LIEU UNIQUE POUR LA DANSE EN EUROPE

    L’histoire de l’Agora, cité internationale de la danse commence lorsque Dominique Bagouet exprime à Georges Frêche son désir d’établir le Centre chorégraphique dans cet ancien bâtiment du centre-ville. Il voulait en faire un lieu exclusivement consacré à la danse. Dès 1986, Montpellier Danse monte au coeur de la rotonde, alors appelée Cour des Ursulines, une scène et des gradins pour y montrer les spectacles des chorégraphes invités au festival.

    C’est en 1997 que la restauration d’une première partie du bâtiment est achevée, deux ans après la mort de Dominique Bagouet.

    Cette aile est celle du Centre chorégraphique national de Montpellier, aujourd’hui dirigé par Mathilde Monnier. En 2001, Montpellier Danse s’installe dans la 2è aile de l’édifice.
    C’est en 2010 que l’Agora, cité internationale de la danse, voulue par Dominique Bagouet, voit le jour. La dernière tranche de travaux a permis la restauration complète du bâtiment aujourd’hui entièrement dédié à la danse et réunissant tous les aspects du travail chorégraphique : la création, la diffusion, l’accueil du public, l’accueil d’artistes en résidence, les hébergements…

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